BISSMI LAAHI RAHMANI RAHIM
MUSULMANS FACE AUX KHÉMITES
RÉPONSE 3
Une réponse à l’affirmation des Khémites selon laquelle Les musulmans ne peuvent pas vaincre Satan.
Toutes les louanges soient à Allah seul et que la paix et les bénédictions soient sur notre bien-aimé prophète Muhammad (SAWS)
Nul ne peut égarer celui qu’Allah a guidé, et nul ne peut guider celui qu’Allah a égaré.
Contrairement à d’autres croyances qui ont des représentations visuelles de Satan, l’Islam n’a pas d’image de Shaytan, étant donné sa nature spirituelle
Ustaz Wadd Afriqi

Shaytan et sa longue vie : une perspective islamique qui réfute les idées fausses
Les murmures nous sont parvenus, portés par ceux qui s’identifient comme Kémites, affirmant une prétendue incapacité des musulmans à vaincre Satan. Leur argument, teinté de ce qui ne peut être décrit que comme des assertions « inutiles et insensées », découle d’une compréhension erronée. Ils observent la lutte continue des musulmans contre la tentation et la présence persistante de Satan, concluant à un état de défaite perpétuel. Cette notion trompeuse, selon nous, provient de la déception de certains qui ont quitté le christianisme et, en raison de similitudes superficielles entre les deux religions, supposent incorrectement une compréhension parallèle de Satan.
Cette soumission vise à éclairer la vision islamique de Shaytan, à dissiper ces affirmations erronées et à offrir une compréhension claire enracinée dans nos écritures.
Comprendre Shaytan : un Djinn, pas un ange déchu
Premièrement, il est crucial de comprendre la nature même de Shaytan dans l’Islam. Il n’est pas un ange déchu, comme le suggèrent certaines autres traditions. Au contraire, le Coran déclare clairement que Satan (dont le nom propre est Iblis) est un djinn.
Le Coran expose les créations distinctes de Dieu :
les anges ont été formés de lumière, les humains d’argile et les djinns des flammes de feu. Cette différence fondamentale prépare le terrain pour comprendre l’existence et le rôle de Shaytan.
De plus, l’Islam enseigne que les djinns, comme les humains, existent dans des communautés avec des croyances et des affiliations diverses. Parmi eux se trouvent des musulmans, des chrétiens, des athées, des animistes et d’autres. Cela dresse le portrait d’un royaume d’êtres complexe, distinct des anges par leur origine et leur nature.
L’inimitié : le refus et le sursis
L’origine de l’animosité de Shaytan envers l’humanité réside dans son refus de se prosterner devant Adam sur l’ordre de Dieu. Iblis, qui était autrefois très pieux selon certains érudits islamiques, se considérait supérieur en raison de son origine de feu comparée à la création d’Adam à partir d’argile. Cet acte de défi a conduit à son expulsion.
Cependant, après son renvoi, Iblis implora Dieu de lui accorder un sursis jusqu’à un moment désigné. Allah, dans Sa sagesse infinie, lui accorda ce sursis. Les versets coraniques de la Sourate Al-Hijr (15:36-38) l’illustrent clairement :
* 15:36 : « Il dit : « Ô mon Seigneur ! Accorde-moi un délai jusqu’au jour où ils seront ressuscités. » (Iblis) »
* 15:37 : « Allah dit : « Tu es donc de ceux à qui un délai est accordé. »
* 15:38 : « Jusqu’au jour du Terme fixé. »
Différentes interprétations existent parmi les érudits islamiques concernant ce « terme fixé ». Certains croient que c’est le Jour du Jugement, tandis que d’autres soutiennent que c’est un moment connu seulement de Dieu.
Indépendamment du moment précis, la longue durée de l’existence de Satan est un principe clair dans l’Islam, compris comme une caractéristique de ce djinn particulier jusqu’à sa fin désignée.
Le mot même « Shaytan » en arabe signifie « une chose horrible vue de loin ». Bien que son nom propre soit Iblis, sa nature terrifiante et son rôle dans l’égarement lui ont valu ce titre descriptif.
Shaytans humains et djinns : une compréhension plus large de l’influence maléfique
L’Islam élargit davantage le concept de Shaytan en reconnaissant à la fois les Shaytans humains et les Shaytans djinns, comme mentionné dans le Coran 17:64 et 2:257. Ce sont des individus, à la fois du royaume invisible et du nôtre, qui travaillent activement à détourner les gens du chemin de la droiture.
Il est intéressant de noter que la tradition islamique intègre également des croyances sur divers types de djinns, y compris ceux qui pourraient résider dans des environnements naturels comme les montagnes et les forêts, parfois appelés avec des termes comme « mamiwata » ou esprits nains. Ceux-ci sont tous compris dans la catégorie plus large des djinns.
Une perspective contrastée : le christianisme et l’ambiguïté de l’origine de Satan
Le texte souligne à juste titre le manque de clarté entourant l’origine de Satan dans le christianisme, certains érudits suggérant qu’il est un ange déchu. De plus, la croyance chrétienne en des esprits bons et mauvais distincts est remise en question pour sa nature subjective, soulignant comment la perception du bien et du mal peut varier en fonction des perspectives individuelles.
La perspective islamique : la tentation et la responsabilité humaine
Dans l’Islam, l’arme principale de Shaytan est de murmurer des suggestions (waswasa) dans nos cœurs. Cependant, et c’est crucial, c’est notre choix de rejeter ou d’accepter ces tentations. Ceux qui succombent à ses sollicitations devront rendre des comptes devant Allah.
Le Coran lui-même aborde l’affirmation de Shaytan selon laquelle il n’est pas responsable de la désobéissance de l’humanité dans la Sourate Al-Isra (17:64) : « Et séduis, par ta voix, ceux d’entre eux que tu pourras, rassemble contre eux tes cavaliers et tes fantassins, associe-toi à eux dans leurs biens et leurs enfants et fais-leur des promesses. Or, le Diable ne leur fait que des promesses trompeuses. »
Ce verset met en évidence les tactiques trompeuses de Shaytan, mais souligne également la responsabilité humaine de leurs choix. Bien que Shaytan puisse tenter et égarer, les individus sont responsables de leurs actions et de leur décision de suivre ou de rejeter la guidance divine.
Enfin, le texte mentionne la croyance que les djinns ont été créés 1000 ans avant Adam. Ce contexte historique souligne davantage la longue existence de Shaytan dans le récit islamique.
Conclusion : rechercher la connaissance plutôt que la conjecture
En conclusion, la notion soutenue par certains Kémites selon laquelle les musulmans sont perpétuellement vaincus par Satan en raison de sa présence continue est une grossière incompréhension des enseignements islamiques.
Il est conseillé aux musulmans de dire :
« Je cherche refuge auprès d’Allah contre Satan, le maudit. »
La longue vie de Satan n’est pas un signe de faiblesse musulmane, mais plutôt une réalité divinement ordonnée jusqu’au moment fixé. Son rôle est celui d’un tentateur, mais la responsabilité ultime de nos actions nous incombe.
Ceux qui tentent d’assimiler la compréhension islamique de Shaytan à la perspective chrétienne se trompent fondamentalement. Il est impératif de rechercher une connaissance et une compréhension appropriées de la théologie islamique plutôt que de s’engager dans des querelles sans fondement ancrées dans l’incertitude et les interprétations erronées. La vision islamique de Shaytan est claire, définie par sa nature de djinn, le sursis qui lui a été accordé et la responsabilité ultime de l’humanité pour ses choix face à ses tentations.
"Shaytan est un esprit, donc toute représentation de lui en tant qu'homme noir, blanc ou jaune est raciste, et le racisme naît de l'ignorance."