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Khémites : fausses affirmations sur La Mecque et Jérusalem. Les sites sacrés d’Afrique

Comprendre les revendications des Kémites et assumer la responsabilité des sites sacrés d’Afrique


Ces dernières années, un groupe se faisant appeler les Kémites a émergé, perpétuant des affirmations qui tordent les récits historiques et culturels en un cocktail de confusion et de désinformation. Leurs assertions ciblent souvent les musulmans et les chrétiens africains pour avoir reconnu La Mecque, Médine, Jérusalem et le Vatican comme des lieux sacrés, les accusant de perpétuer des agendas impérialistes. Pourtant, sous la surface de ces accusations se cache un mépris dangereux pour la riche tapisserie spirituelle et les lieux sacrés de l’Afrique.


Les revendications des Kémites : une accusation malavisée


Les Kémites affirment qu’aucune terre n’est intrinsèquement sainte, suggérant que les lieux religieux établis résultent de constructions humaines et d’intentions impérialistes. Cependant, cette affirmation ignore une réalité fondamentale : l’Afrique elle-même est un continent débordant d’espaces sacrés.
Des bosquets sacrés des Anlo-Éwé au Ghana à la présence imposante du mont Kilimandjaro considéré comme sacré par le peuple Chagga, le paysage africain est parsemé de lieux d’importance spirituelle. Ces sites sont profondément intégrés au tissu culturel et spirituel de divers groupes ethniques, reflétant des croyances et des pratiques diverses.


Les sites sacrés d’Afrique : négligence et potentiel


Un examen plus approfondi révèle pourquoi les sites sacrés d’Afrique ne reçoivent souvent pas l’attention internationale par rapport aux lieux religieux mondiaux. La raison n’est pas que ces sites manquent de signification ou de révérence. Au contraire, elle est due à la négligence et au sous-développement. Alors que des milliards sont investis à l’échelle mondiale pour entretenir et embellir les lieux saints, de nombreux lieux sacrés africains ont été laissés à l’abandon, tombant dans un état de délabrement ou d’obscurité.
Considérez l’exemple de la Sainte Kaaba, autrefois une simple structure en boue, transformée aujourd’hui en une merveille architecturale attirant des millions de personnes dans le monde entier. La transformation témoigne non seulement de la foi, mais aussi de la puissance de l’investissement et de la portée mondiale. L’Afrique aussi pourrait voir ses sites sacrés prospérer avec l’attention et les ressources appropriées.


La nature insulaire des sites sacrés africains


Un aspect critique contribuant à cette négligence est la nature insulaire de ces sites ; beaucoup sont exclusifs à des groupes ethniques ou à des clans spécifiques. Par exemple, les lieux sacrés des Bariba, des Zoulous ou des Ga sont souvent exclusifs, destinés à la nourriture spirituelle des peuples autochtones plutôt qu’à un attrait universel.
La fête de Homowo célébrée par le peuple Ga illustre comment la célébration peut dépasser les limites du clan. La célébration de Homowo du peuple Teshie attire des milliers de visiteurs, soulignant la puissance de l’ouverture et de la diplomatie culturelle.


Assumer la responsabilité et encourager l’unité


Au lieu de pointer du doigt, les Kémites et leurs partisans devraient se tourner vers l’intérieur, analysant pourquoi ces sites sacrés restent sous-développés. La responsabilité ne réside pas dans des lieux lointains considérés comme sacrés par d’autres, mais au sein des communautés africaines qui privilégient souvent l’identité tribale ou clanique par rapport à la croissance et au développement unitaires.
Des milliers de sites sacrés tels que les lieux saints Dogon, les sanctuaires de Nri-Igbo et le bois sacré de Tanoboase possèdent un potentiel considérable pour le tourisme culturel et l’engagement spirituel s’ils sont développés et ouverts avec une prudence avisée. Chacun d’eux pourrait devenir des centres d’attraction, non seulement pour leur signification dévotionnelle, mais aussi pour leurs récits culturels.


Un appel à l’introspection et au développement


En conclusion, les affirmations des Kémites, bien que provocatrices, sont finalement infondées et détournent l’attention des véritables problèmes qui confrontent la préservation et la valorisation des sites sacrés d’Afrique. La tâche à venir n’est pas d’accuser les autres de leurs succès impérialistes perçus, mais de s’introspecter, de développer et d’élever nos sites sacrés sur la scène mondiale.


Le patrimoine spirituel de l’Afrique est une mosaïque de traditions et de croyances riches. En investissant dans ce patrimoine et en l’embrassant, nous pouvons nous assurer que ces lieux sacrés non seulement survivent, mais prospèrent, témoignant fièrement de la diversité et de la profondeur culturelle de l’Afrique.


Embrassez la profondeur, apprenez du passé et cultivez un avenir où les sites sacrés d’Afrique sont célébrés mondialement.

Avatar de Ustaz Wadd Afriqi

Par Ustaz Wadd Afriqi

Ustaz Wadd Ifriqi is a passionate advocate for human rights, a compassionate philanthropist, and a revered Islamic educator. He has dedicated his life to uplifting Muslim communities across Africa, imparting Islamic values and principles to young minds. Known for his deep love and respect for Christians and people of other faiths, he actively promotes interfaith dialogue and understanding.
As a prominent voice for Muslim rights, he tirelessly works to foster tolerance, respect, and justice.
Ustaz Ifriqi is the founder of several impactful organizations: Bɛjyɔs, AFRISLAM, FAM (Family of African Muslims), MusliMail, Sɔlemɔ, Truligion, MFAK (Musulmans face aux khémites), and WORDMUCH (A Word from Muslims to the Church).

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