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Le Cameroun et le traitement des Africains : un démenti à l’idéal kémite d’unité panafricaine ?

Une vidéo virale a récemment attiré mon attention, détaillant les expériences horrifiantes de ressortissants congolais et malgaches attirés au Cameroun sous de faux prétextes. Ces victimes, selon la vidéo, ont ensuite été emprisonnées et forcées à l’esclavage sexuel.

Regardez la vidéo

Le contraste saisissant entre cette réalité présumée et l’image vibrante du Cameroun, une nation célébrée pour sa riche culture et ses prouesses sportives, est profondément troublant.


Qui n’a pas entendu parler des « Lions Indomptables », l’équipe nationale de football légendaire du Cameroun ? Qui n’a pas été bercé par les rythmes contagieux de la musique Makossa ? Le Cameroun a offert au monde des figures emblématiques comme Manu Dibango, Yannick Noah, Petit Pays, Roger Milla, Samuel Eto’o, Grâce Decca, Cyril Makanaki et Nathalie Yamb. Pourtant, un côté plus sombre persiste, jetant une longue ombre sur les réalisations de la nation : l’hostilité signalée de certains Camerounais, y compris des éléments de la police, envers leurs compatriotes africains.
Ayant traversé le Cameroun à plusieurs reprises, je peux attester de la validité de ces préoccupations. Mon propre voyage, commençant à Mbonge et se poursuivant à travers Kumba, Douala, Yaoundé, Belabo, Bertoua, Yokadouma, et enfin Kika, avant de traverser en bateau rapide jusqu’à Ouesso en République du Congo, a été entaché d’extorsion et de harcèlement.


Dès le départ, les policiers de Mbonge ont exigé 5 000 francs CFA de chaque voyageur étranger. Sur la route de Kumba, j’ai payé un total de 15 000 francs CFA à trois points de contrôle distincts. Mon voyage entier de Mbonge à Kika, s’étendant sur sept jours, a entraîné l’extorsion d’environ 250 000 francs CFA par des policiers camerounais.
Le mode opératoire est constant : si trois officiers sont présents à un point de contrôle, chacun exige 5 000 francs CFA. Le refus entraîne souvent l’abandon par le véhicule, la détention arbitraire et des fouilles approfondies. Si aucun argent n’est trouvé, les voyageurs sont fréquemment transférés dans un autre véhicule, perturbant leur voyage. Ce mauvais traitement systémique a laissé d’innombrables Africains bloqués au Cameroun.


Au-delà de l’extorsion policière, les voyageurs doivent également se méfier des criminels opérant dans les gares routières. Ces individus, se faisant passer pour de bons samaritains, ciblent souvent les bagages et les objets de valeur. D’après mon expérience, les policiers eux-mêmes représentent une menace plus grande que ces criminels.
Si les allégations de la vidéo virale sont vraies, elles correspondent malheureusement à mes propres observations. Certains Camerounais, poussés par la cupidité, sont prêts à exploiter les autres par tous les moyens nécessaires. Cela va du escroquerie/arnaque transfrontalier illicite (« GREC ») à la vente de viande de brousse comme bétail domestique.


Ah move! Si je devais documenter mes expériences dans leur intégralité, cela remplirait des volumes. Par conséquent, je lance un avertissement sévère : les Africains doivent faire preuve d’une extrême prudence lorsqu’ils traitent avec des Camerounais. La confiance doit être gagnée, et non présumée, car une interaction apparemment bénigne peut rapidement devenir traîtresse. Si un Camerounais vous demande de regarder vers les cieux, je vous conseille vivement de regarder dans la direction opposée.

Avatar de Ustaz Wadd Afriqi

Par Ustaz Wadd Afriqi

Ustaz Wadd Ifriqi is a passionate advocate for human rights, a compassionate philanthropist, and a revered Islamic educator. He has dedicated his life to uplifting Muslim communities across Africa, imparting Islamic values and principles to young minds. Known for his deep love and respect for Christians and people of other faiths, he actively promotes interfaith dialogue and understanding.
As a prominent voice for Muslim rights, he tirelessly works to foster tolerance, respect, and justice.
Ustaz Ifriqi is the founder of several impactful organizations: Bɛjyɔs, AFRISLAM, FAM (Family of African Muslims), MusliMail, Sɔlemɔ, Truligion, MFAK (Musulmans face aux khémites), and WORDMUCH (A Word from Muslims to the Church).

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