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Khémites: Paradis & L’enfer; Remise en question des affirmations : Examen des croyances sur l’au-delà dans l’Égypte ancienne et les Religions Traditionnelles Africaines.

La controverse entoure l’interprétation des croyances sur l’au-delà dans l’Égypte ancienne et les Religions Traditionnelles Africaines (RTA), en particulier en ce qui concerne l’existence du paradis et de l’enfer. Certains groupes, comme les Khémites, affirment que ces concepts sont absents de ces systèmes spirituels. Cependant, un examen plus approfondi des preuves historiques et culturelles révèle une image plus nuancée et complexe.
Les Khémites, notamment à travers les déclarations de l’orateur Doumbia Fakoly, affirment que les anciens Égyptiens ont inventé des histoires de paradis et d’enfer pour effrayer les enfants.

Cette affirmation contredit directement les compréhensions établies des croyances égyptiennes anciennes. Les textes égyptiens anciens et les pratiques funéraires indiquent fortement une croyance en un au-delà fondé sur le jugement.

Le concept central impliquait un voyage à travers la Douat, culminant dans la « Pesée du cœur » contre la plume de Maât. Ceux qui étaient jugés dignes, avec des cœurs plus légers que la plume, entraient dans les « Champs de Roseaux » idylliques, un royaume paradisiaque d’abondance éternelle. Ceux qui étaient jugés indignes faisaient face à la non-existence, leurs cœurs dévorés par la monstrueuse Ammit.
Bien que les anciens Égyptiens ne possédaient pas un concept d’« enfer » au sens abrahamique de tourment éternel, ils croyaient indéniablement en un jugement post-mortem avec des conséquences. Les justes connaissaient une continuation de vie améliorée, tandis que les méchants faisaient face à l’anéantissement. Ce jugement et cet au-delà consécutif présentent des similitudes avec les concepts trouvés dans les traditions islamiques, chrétiennes et juives, bien qu’avec des nuances culturelles et théologiques distinctes.
De même, l’affirmation des Khémites selon laquelle le paradis et l’enfer sont absents des croyances spirituelles traditionnelles africaines est manifestement erronée. Bien que les RTA ne reflètent pas le concept abrahamique du ciel et de l’enfer, elles possèdent des croyances distinctes sur l’au-delà. Le point central réside dans le royaume ancestral, où les défunts continuent d’exister et d’influencer les vivants. La conduite éthique au cours de la vie joue un rôle crucial dans la détermination d’une transition positive vers ce royaume.
Il est crucial de comprendre que les RTA soulignent l’importance de la conduite éthique et du respect des codes moraux. Bien qu’il n’y ait pas un « ciel » ou un « enfer » unique, le royaume ancestral comporte différents degrés d’acceptation. Un au-delà positif est souvent associé à l’acceptation par les ancêtres, tandis que le rejet peut conduire à un état d’errance et de déconnexion. De plus, certains systèmes spirituels africains, comme le Yoruba, incorporent des concepts d’un au-delà négatif, tels que Orun Apaadi (ciel des tessons) pour les méchants, à côté de l’Orun Baba Eni positif (ciel de nos pères) pour les justes.
L’idée fausse selon laquelle les croyances égyptiennes anciennes et des RTA manquent de toute forme de jugement ou de conséquence post-mortem découle d’une incompréhension de leurs cadres culturels et spirituels uniques. Bien qu’ils ne correspondent pas parfaitement aux interprétations abrahamiques, les deux systèmes soulignent l’importance de la conduite éthique et d’une continuation de l’existence au-delà de la mort physique. L’idée d’une récompense pour le bien et d’un sort négatif pour le mal est présente dans les deux systèmes, même s’ils utilisent des images et des concepts différents. Par conséquent, les affirmations des Khémites sont inexactes, et une vision plus large et plus documentée est nécessaire pour comprendre ces systèmes spirituels complexes.

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Par Ustaz Wadd Afriqi

Ustaz Wadd Ifriqi is a passionate advocate for human rights, a compassionate philanthropist, and a revered Islamic educator. He has dedicated his life to uplifting Muslim communities across Africa, imparting Islamic values and principles to young minds. Known for his deep love and respect for Christians and people of other faiths, he actively promotes interfaith dialogue and understanding.
As a prominent voice for Muslim rights, he tirelessly works to foster tolerance, respect, and justice.
Ustaz Ifriqi is the founder of several impactful organizations: Bɛjyɔs, AFRISLAM, FAM (Family of African Muslims), MusliMail, Sɔlemɔ, Truligion, MFAK (Musulmans face aux khémites), and WORDMUCH (A Word from Muslims to the Church).

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