Le Cœur contre la Raison : Examen des Objections Khémites à Jésus-Christ
Dans la vie, les mots peuvent provenir de deux sources distinctes : le ventre, guidé par l’émotion et l’impulsion, et le cerveau, né de la pensée et de la réflexion raisonnées. L’affirmation khémite selon laquelle Jésus-Christ n’était pas noir, et par conséquent, ses enseignements ne sont pas pertinents, semble provenir du premier – une réaction viscérale plutôt qu’une conclusion mûrement réfléchie.

Nous, en tant qu’êtres humains, sommes dotés de la capacité de contemplation et d’enquête profondes. Cette capacité devrait guider notre compréhension et nos interactions, en particulier lorsqu’il s’agit de questions de foi et d’histoire.
Récemment, j’ai posé une question à un Khémite : « Si vous entendiez un étranger donner de bons conseils à son fils, les considéreriez-vous et agiriez-vous en conséquence ? » La réponse fut un « oui » retentissant. J’ai ensuite enchaîné en demandant : « Si vous acceptez la sagesse d’un étranger, pourquoi rejetez-vous les enseignements de Jésus-Christ simplement parce que vous croyez qu’il n’était pas noir ? » J’attends toujours une réponse. Cet échange met en évidence une incohérence potentielle dans le raisonnement khémite. Si la valeur d’une idée est indépendante de la race de celui qui la prononce, pourquoi ce principe n’est-il pas appliqué aux enseignements de Jésus ?
Pour ceux qui connaissent la Bible, les « paroles en rouge » revêtent une signification particulière. Elles représentent ce que beaucoup croient être les véritables déclarations de Jésus-Christ. Cependant, la Bible contient également des passages considérés comme des interpolations – des mots attribués à Jésus mais potentiellement ajoutés plus tard. De plus, il existe ce que certains érudits appellent des « paroles obscures » – des passages qui semblent illogiques ou contradictoires, potentiellement conçus pour ternir son image. Ceux-ci nécessitent un examen et une interprétation attentifs.
J’ai à plusieurs reprises mis les Khémites au défi d’identifier des enseignements spécifiques de Jésus-Christ qui seraient préjudiciables à l’Afrique. Aucun enseignement de ce type n’a été présenté. Cela soulève la question : la position khémite est-elle basée sur de véritables préoccupations concernant ses enseignements, ou est-elle motivée par d’autres facteurs ? Il semble, peut-être, que certains Khémites souhaitent un rejet de Jésus-Christ sans fournir de raisons concrètes et justifiables.
L’approche khémite ressemble à une parabole. Un groupe de personnes a un jour lancé des insultes à Jésus. Lui, en retour, a répondu avec gentillesse et sagesse. Ses disciples, témoins de cela, se sont demandés pourquoi il persistait à offrir de bonnes paroles à ceux qui étaient si abusifs. Jésus a répondu : « Chacun de nous dépense ce qu’il a. Ils ont des insultes, et ils les dépensent. J’ai de bonnes paroles, et je les dépense. » Ce beau hadith (bien que certains puissent contester sa source, le principe demeure) offre une leçon précieuse aux chrétiens et aux musulmans : lorsqu’on s’engage avec ceux qui sont agressifs ou irrespectueux, la sagesse, la modération et la communication pacifique sont primordiales. Il nous encourage à nous élever au-dessus de la négativité et à répondre avec compréhension et grâce. Tout comme Jésus a répondu aux insultes par la gentillesse, nous devrions nous aussi nous engager avec des perspectives différentes de manière constructive et respectueuse. Cette approche est beaucoup plus susceptible de favoriser la compréhension et de combler les fossés que de recourir à des tactiques similaires d’animosité.