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Chers Khemites: La dangereuse simplicité de blâmer la religion pour les maux de l’Afrique

La dangereuse simplicité de blâmer la religion pour les maux de l’Afrique
L’idée que la religion est la cause profonde des problèmes de l’Afrique est une simplification dangereuse, un bouc émissaire commode qui sert en fin de compte les intérêts de ceux qui ont historiquement opprimé et exploité le continent. C’est une distraction du réseau complexe de facteurs qui contribuent aux défis de l’Afrique, et c’est un récit que nous, en tant qu’Africains, devons rejeter.
Soyons clairs : les Africains, qu’ils soient éduqués ou non, valides ou handicapés, sont parfaitement conscients des vastes ressources que possède notre continent. Nous comprenons aussi, peut-être mieux que quiconque, les forces qui ont entravé nos progrès pendant des siècles. Ce n’est pas une vérité cachée que je dévoile ; c’est une réalité largement comprise, un secret de Polichinelle qui mérite d’être constamment répété.
L’affirmation spécifique des Khémites selon laquelle les groupes religieux, qu’ils soient musulmans ou chrétiens, sont seuls responsables des luttes de l’Afrique est particulièrement insidieuse. C’est une tactique qui détourne habilement l’attention des véritables architectes de nos défis et la place directement sur les épaules des Africains ordinaires. Cela revient à louer nos oppresseurs tout en condamnant simultanément nos propres frères et sœurs. Bien qu’il soit important de comprendre que certains qui perpétuent ce récit peuvent être influencés par des forces extérieures cherchant à nous diviser, nous ne pouvons pas nous permettre de nous laisser induire en erreur. Nous devons reconnaître cette tactique pour ce qu’elle est : un outil de division conçu pour nous empêcher de nous unir contre nos adversaires communs.
Le chemin vers la véritable libération de l’Afrique ne réside pas dans les luttes intestines et la recherche de boucs émissaires, mais dans l’unité et l’autodétermination. Tant que nous, Africains, cesserons collectivement de suivre aveuglément les récits élaborés par nos oppresseurs, nous resterons piégés dans un cycle de dépendance et d’exploitation. Notre énergie doit être dirigée vers un changement positif au sein de nos propres communautés. Cela exige une auto-réflexion honnête, un engagement envers l’amélioration personnelle et sociétale, et un accent inébranlable sur la construction de ponts d’unité. Nous devons reconnaître le mal que nous nous sommes infligé les uns aux autres, et prendre la décision consciente d’enterrer le passé et d’aller de l’avant en tant que véritables frères et sœurs, liés par une vision commune d’une Afrique prospère et unie.
Comme le légendaire Bob Marley l’a si éloquemment déclaré : « Chers Africains, si vous vous abaissez et vous disputez tous les jours, vous adressez des prières au diable. » Ses mots servent de puissant rappel que la division et les conflits internes ne font que perpétuer les forces mêmes qui cherchent à maintenir l’Afrique à terre. Notre force réside dans notre unité, et notre avenir dépend de notre capacité à nous élever au-dessus des récits diviseurs et à travailler ensemble pour construire un avenir meilleur.

Avatar de Ustaz Wadd Afriqi

Par Ustaz Wadd Afriqi

Ustaz Wadd Ifriqi is a passionate advocate for human rights, a compassionate philanthropist, and a revered Islamic educator. He has dedicated his life to uplifting Muslim communities across Africa, imparting Islamic values and principles to young minds. Known for his deep love and respect for Christians and people of other faiths, he actively promotes interfaith dialogue and understanding.
As a prominent voice for Muslim rights, he tirelessly works to foster tolerance, respect, and justice.
Ustaz Ifriqi is the founder of several impactful organizations: Bɛjyɔs, AFRISLAM, FAM (Family of African Muslims), MusliMail, Sɔlemɔ, Truligion, MFAK (Musulmans face aux khémites), and WORDMUCH (A Word from Muslims to the Church).

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