
L’affirmation selon laquelle l’empereur Constantin aurait inventé le christianisme est une affirmation fréquente des partisans khémitiques. Cette affirmation, ainsi que d’autres affirmations connexes, est manifestement fausse et porte gravement atteinte à la crédibilité de leur récit historique. De telles inexactitudes soulèvent une question fondamentale : comment ces affirmations peuvent-elles être soutenues avec confiance ?
Une idée fausse centrale est l’idée que le concile de Nicée (325 après J.-C.) a été convoqué par Constantin pour établir le christianisme. Le concile a en fait abordé un différend théologique au sein de la communauté chrétienne africaine, en particulier entre Arius, un prêtre libyen, et Athanase, le pape d’Alexandrie. Leur débat était centré sur la nature de Jésus-Christ (Yeshua al Mashiaa), une question théologique complexe qui a précédé l’implication de Constantin. De plus, Constantin lui-même n’était pas encore baptisé ; son rôle au concile était principalement de maintenir l’ordre et de faciliter la discussion, et non de dicter la doctrine.
Un autre défaut important du récit khémitique est l’affirmation selon laquelle les colons européens auraient introduit le christianisme en Afrique aux XVe et XVIe siècles. Cela ignore le fait bien établi que le christianisme est arrivé en Afrique des siècles plus tôt, au cours du Ier siècle après J.-C. Il a prospéré dans des régions comme le pays des Coptes, l’Éthiopie et Axoum bien avant le colonialisme européen. Les Africains ont joué un rôle essentiel dans le développement et la propagation du christianisme, et de nombreux conciles chrétiens antiques se sont réunis sur le sol africain, soulignant le rôle central du continent dans l’histoire du christianisme primitif.
De nombreuses preuves soutiennent la présence précoce du christianisme en Afrique. Des peintures murales de Nubie (le Soudan actuel) aux églises creusées dans le roc de Lalibela en Éthiopie, en passant par d’autres découvertes archéologiques à travers le continent, les archives historiques parlent d’elles-mêmes. La possession par l’Éthiopie de l’une des Bibles les plus anciennes et les plus respectées renforce encore davantage le récit du christianisme africain autochtone. Ces preuves tangibles et historiques illustrent de manière vivante la présence précoce et dynamique du christianisme en Afrique.
Les inexactitudes démontrables des affirmations des Khémites concernant les origines et l’arrivée du christianisme en Afrique exigent une évaluation critique. Comment peut-on faire confiance à ces affirmations facilement réfutées ou les soutenir ? Nous continuerons d’explorer ce sujet et de présenter de nouvelles preuves dans les jours à venir, in cha Allah.